Éric Quesnel – L’hôtelier au grand coeur

Dès l’âge de cinq ans, Éric est tombé dans la marmite du monde de la restauration et de l’hôtellerie. En voyage avec ses parents, il était fasciné par l’interaction du personnel avec la clientèle et les petites attentions qui faisaient son bonheur d’enfant. De retour à Montréal depuis le 15 octobre dernier, il est plus déterminé que jamais à gérer le Loews Hôtel Vogue comme sa propre demeure.

Sous le signe des surprises

Les jours se suivent et ne se ressemblent guère dans un hôtel. Éric en sait quelque chose. Dès son arrivée, il fait sa tournée matinale des différentes équipes et il fera de même avant de quitter l’hôtel. Y allant d’un « Comment ça va ? » ou d’un « Est-ce qu’il vous manque quelque chose ? », Éric s’emploie à tisser des liens serrés avec la centaine d’employés à l’oeuvre sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Pour lui, des employés confiants et fiers de leur travail représentent les meilleurs ambassadeurs de l’hôtel.

Pour suivre le tempo, sa présence et sa proximité avec le personnel de l’hôtel sont essentielles, car comme il se plait à le dire : « Si le chef d’orchestre n’est pas présent, on risque de ne pas être au même diapason. En hôtellerie, tout n’est pas réglé comme du papier à musique. »

De chasseur à directeur

Le père d’Éric était chef marketing à la brasserie O’Keefe et avait comme comptes les Expos de Montréal et les Nordiques de Québec. La famille voyageait beaucoup et fréquentait les grands hôtels et les bons restaurants, tant ici qu’en Floride. Éric se souvient combien il était fasciné par le ballet incessant dans les cuisines. Il s’installait dans un coin pour observer le chef et sa brigade enfiler les plats avec fébrilité et désir de satisfaire leur clientèle. « J’étais comme le personnage de Ratatouille. Je rêvais moi aussi de me retrouver dans cet univers. »

Son secondaire terminé, il entre au Collège LaSalle en hôtellerie et tourisme et décroche un premier travail à l’Hôtel Auberge Universel dans l’est de Montréal, alors la propriété de la famille Divito. Il y passera cinq ans. Tantôt chasseur, aide-chef cuisinier, barista, préposé au service sur les étages, coursier... Bref, il a touché à tout et ce fut le début d’une prodigieuse carrière.

Un hôtelier, ça déménage !

À vingt ans, les portes de l’hôtellerie de luxe s’ouvrent pour Éric. Tout en poursuivant ses études en hôtellerie, il entre dans le giron des hôtels Fairmont pour occuper avec brio divers postes de gestion. Il gravira rapidement les échelons travaillant tour à tour au Manoir Richelieu à La Malbaie, au Fairmont Tremblant, au Fairmont Battery Wharf à Boston et au Fairmont Le Reine Élizabeth à Montréal. Pour couronner le tout, il était, jusqu’à tout récemment, directeur des opérations au Fairmont Jasper Park Lodge.

À chaque déplacement, Éric s’est toujours assuré de discuter avec franchise avec la meilleure femme au monde, Isabelle, sa tendre moitié. Pour lui, une carrière réussie passe par une famille unie et une compréhension indéfectible de l’autre. Les heures d’un directeur général sont longues. Malgré tout, ce père de trois enfants tient mordicus à donner son 200 % à la maison.

Un séjour à l’hôtel, un moment magique

Dans sa tête et dans son coeur, Éric carbure à rendre ses clients heureux. Il croit que peu importe la raison du séjour, l’expérience client est la clé du succès. Il faut prendre le temps d’écouter, puis passer en mode solution. « Les clients sont reconnaissants de ne pas se faire dire non et de voir que nos gens trouvent réponse à leurs demandes. » Faire appel à la créativité et faire sentir que rien n’est compliqué au Loews Hôtel Vogue sont des lignes directrices qui revêtent sans équivoque toute leur importance à l’heure des médias sociaux. « On ne peut peut-être pas mettre un éléphant rose dans la chambre ! Mais on peut suggérer un bouquet de fleurs roses avec une peluche d’éléphant rose », dit-il avec malice.

Un hôtel, c’est comme une famille

Son style de gestion, Éric le compare à celui d’un père de famille attentionné. N’être jamais paternaliste, mais encourager les chefs d’équipes pour qu’à leur tour, ils fassent de même. Se régaler d’avance quand le chef lui présente ses dernières créations. Féliciter le bon travail de son artiste qui lave la vaisselle comme il le surnomme affectueusement. S’assurer que les portiers sont bien au chaud. Il le répète souvent : « Si je ne le fais pas, qui va le faire ? » Ces échanges lui permettent de garder ses équipes alertes, de conserver une synergie organisationnelle et de sentir le pouls de son hôtel. Diriger un grand hôtel demande un dévouement sans bornes. Éric ajoute : « C’est comme si c’était ma propre maison, je suis là pour que ça fonctionne. Chaque jour contribue à une réussite. »

Le facteur WOW de Montréal !

Le directeur général du Loews Hôtel Vogue travaille en synergie avec Tourisme Montréal et les différentes associations montréalaises pour que Montréal soit la destination prisée des groupes, des gens d’affaires et du tourisme d’agrément. Pour lui, l’effervescence de la ville, le talent de nos artistes et créateurs de toutes sortes, les festivals à longueur d’année font que toutes les conditions gagnantes sont réunies. « Si la Ville est forte et se tient, tous les joueurs vont en bénéficier », ajoute-t-il. Et il a la ferme intention que son hôtel continue de contribuer à ce WOW ! 

Loews Hôtel Vogue

1425, rue de la Montagne, Montréal, H3G 1Z3

loewshotels.com/fr/montreal-hotel

Texte@Danielle Couvignou ; Photos@LaurenceLabat

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